Lot. « Une poupée pour un espoir » ou l’art de tisser des liens

L’équipe de Phil’anthrope qui prépare la journée Bonheur contre le cancer.

La vie quercynoise n°3795 du jeudi 9 août 2018
Qui suis-je ? Je suis multiple et pourtant je ne fais qu’un. Je suis ici et ailleurs tout en étant centré dans le Lot. Je peux changer de visage, de couleur, de tenue. Je suis au service d’une cause. Je m’appelle… Philae.

C’est l’histoire d’une personne discrète, qui ne tient pas à ce que l’on parle d’elle, et pourtant vu la chaîne de solidarité qu’elle met en place chaque année, elle mériterait qu’on s’y attarde un peu. Il y a 4 ans elle a été l’instigatrice d’un élan de générosité qui a dépassé les frontières lotoises. Des accros du crochet et de la laine participent en créant des poupées mascottes, du nom de Philae, qui sont remises en échange d’un don de 5 €. Cette action permet en moyenne de récolter 2 000 € qui se rajoute aux différentes actions de Phil’anthrope, association adhérente au projet. L’association reverse ensuite l’intégralité des dons à la recherche contre le cancer ou aux Ligues 46 et 82.

Une vraie Phil’antrhopienne

Sophie Chevalier fait partie de ces gens qui se passionnent pour différentes activités avec passion, tout en désirant donner du sens à ce qu’ils font. Accro du crochet, artiste et talentueuse, par des créations originales de poupées crochetées, en 2016, elle propose à Emmanuelle Boyé, alors présidente de l’association Phil’anthrope, de mettre son savoir-faire au bénéfice de l’association, en vendant ces poupées.

Et voilà que la grande aventure Lire la suite

Lot. Guide de navigation, le Lot, au fil de l’eau

Fabienne Brethot ©MFP

La vie quercynoise n°3794 du jeudi 2 août 2018
Une batelière, installée depuis deux ans à Cahors, passionnée par le Lot, a imaginé un guide complet, exhaustif « Le Lot, au fil de l’eau ».

Fabienne Brethot, guide conférencière sur les croisières Fénelon, s’est passionnée pour la rivière Lot et ses richesses patrimoniales. Alors tout naturellement, elle a imaginé un guide pour tous les usagers de la rivière ou tout simplement pour mieux connaître ou redécouvrir le Lot.

Naissance du projet

Il y a deux ans, l’idée a germé. En effet, un guide, plus généraliste, de 2004 aux éditions Gallimard existait bien, mais il n’était plus réédité. Fabienne Brethot, se souvient. « Je fais partie des exploitants de bateaux. Nous avons évoqué un manque de guide sur la vallée du Lot, sur l’histoire, le patrimoine, la réglementation… Notre réflexion s’est portée sur la création d’un ouvrage complet de navigation ». Lire la suite

La 8e merveille du Lot. Découverte de la Grotte des Carbonnières nichée au cœur des Causses

La salle des racines: unique et insolite. ©Les grottes de Carbonnières.

La vie quercynoise n°3793 du jeudi 2 août 2018
Sur le plateau, entre Rocamadour et Lacave, au cœur du Parc Naturel des Causses du Quercy, une petite merveille a dévoilé, dès le dimanche 1 juillet, ses multiples splendeurs.

Une grotte est loin du tumulte du monde, c’est un univers fragile, de silence, de patience, dans un endroit clos, qui se construit au fil des âges pour se laisser un jour découvrir peut-être.

En réaménageant le site actuel de Dino Park, en 2013, Jean-Max Touron alors propriétaire des lieux, explore avec son équipe toutes les galeries d’une grotte qui n’avait pas encore dévoilée tous ses secrets : la grotte des carbonnières. Et l’on peut deviner l’étonnement, l’émerveillement qui ont saisi les explorateurs lorsqu’ils ont été face à une galerie de salles de concrétions géologiques typiques, presque uniques avec une histoire, une spécificité pour chacune d’entre elles. Sorte de témoins des merveilles de la nature que les âges géologiques peuvent façonner au fil des milliers et des millions d’années.

La grotte des Carbonnières venait d’être redécouverte. Effectivement celle-ci a été officiellement déclarée en 2004 par Serge Barlan et déjà explorée en 2000.

Exploration et ouverture de la grotte

Pour que les salles livrent une partie de leurs secrets – certains restent encore inexpliqués à ce jour – il faudra beaucoup d’efforts, de sessions d’exploration avant d’avoir fait le tour complet de la cavité, de ses moindres recoins, et de ses galeries parallèles. De 2013 à 2018, Jean-Max Touron met tout en œuvre pour que cette grotte puisse être ouverte au public.

Tout sera pensé pour ne pas altérer la grotte, tout en étant accessible, agréable et praticable pour tous : 700 m de visite sans aucune marche avec un système de faux plats et de plans inclinés (totalement accessible aux personnes à mobilité réduite), 150 spots LED qui mettent en valeur tout au long du parcours les particularités et les couleurs naturelles des 6 salles de la visite, une ambiance sonore immersive qui accompagne la visite commentée durant environ 45 mn.

La magie des âges

Les années géologiques, qui sont bien au-delà de toute proportion humaine, ont créé, façonné durant les différents âges de la terre, une merveille qui aujourd’hui ne cesse de surprendre les visiteurs. La cavité a été formée il y a 150 millions d’années, au temps des dinosaures alors que les Causses étaient recouverts par une mer tropicale.

On pourrait croire déjà avoir tout vu des grottes, mais il n’en est rien lorsque sur le parcours les salles dévoilent leurs petits secrets. Sculptées, modelées, pareil à un travail d’orfèvre, l’eau, l’érosion ont ciselé, une grande diversité de formations minérales : stalactites, stalagmites, draperies, disques, colonnes, cascades, fistuleuses, excentriques L’impression de n’avoir jamais vu ça auparavant, de voir d’autres formes géologiques, un autre univers, c’est ce que ressent le visiteur durant tout le parcours.

6 salles – 6 univers

À chaque salle, une lumière, une ambiance sonore caractérisant celle-ci. La salle des racines, d’environ 1 000 m2, laisse entrevoir de longs filaments qui sont en fait des racines ayant trouvé un chemin dans les fissures de la terre cherchant un sol où certaines regerment et d’autres forment des lianes. De cette vaste salle des racines unique et insolite, à la grande coulée stalagmite, en passant pas la Grande Cascade, la salle de la Lanterne, c’est une succession de formations géologiques des plus variées et des plus extraordinaires qui s’offrent aux visiteurs. Une vraie féerie de concrétions. Un pilier stalagmite est entièrement recouvert de calcite, des petits cristaux aux multiples facettes qui pareil à des diamants scintillent plus ou moins suivant où l’on pose le regard. Une salle aux couleurs rougeâtres, due à l’oxyde de fer présent dans la roche, laisse apparaître un plafond de 15 m de haut. Dans une demie-pénombre, le visiteur entend de l’eau couler, et une lumière douce souligne le long de la roche, une cascade intermittente, de 11 m de haut. Une colonne de 8 m de haut force l’admiration, datant de 200 000 ans en se basant sur le fait que 2 à 3 centimètres se forment en 100 ans.

La salle de la Lanterne, renferme un trésor rare et précieux : une perle de caverne. Et comme s’il n’y en avait pas encore assez, le clou final, véritable show son et lumière de 10 mn, se joue dans la dernière salle dévoilant d’autres enchantements dont dame nature a le secret.

Quelques mystères

Les découvreurs du XXIe siècle ne sont pas les premiers à être entrés dans cette grotte. S’il n’y a aucune trace de peinture rupestre, le passage de l’homme est visible dans certaines salles. Des tessons de poterie, des bouts de charbon, un amas de calcite cassé, témoignent d’un passage humain. Mais pourquoi sont-ils venus là, pour quoi faire, une industrie du calcite existait-elle ?

Comme le précise Jean-Max Touron « certains avancent l’hypothèse que le calcite servait à faire de la chaux. D’autres suggèrent que ce seraient pour de la verrerie, pour faire du dégraissant pour des poteries, ou pouvait être utilisé dans la pharmacopée au Moyen-Âge ». Mais le mystère reste entier et questionne les chercheurs. Et puis ils restent encore d’autres salles à explorer pour le plus grand plaisir de ce découvreur qui ne se lasse pas d’être surpris par cette grotte.

Le Lot bien connu pour regorger de profondeurs secrètes n’en a certainement pas fini de nous surprendre. Comme le slogan qui existait-il y a quelques années : le Lot une surprise à chaque pas.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

  • Infos pratiques : ouvert tous les jours de 10 h à 18 h 30 jusqu’au 4 novembre. Renseignements au 05 65 32 28 28 ou sur le site internet de la grotte : www.grottedescarbonnieres.com.

 

Réaction de Serge Barlan, le découvreur de la Grotte des Carbonnières
Serge Barlan, découvreur de la grotte et inventeur du nom Grotte des Carbonnières, réagit à l’article paru dans La Vie Quercynoise du 26 juillet 2018.
« Lorsque je travaillais sur le parc Préhistologia, j’ai découvert en 2003, après mes heures de travail, la grotte. Je lui donnais comme nom Grotte des Carbonnières, du nom du bois qui se trouve en dessous. A la suite, j’ai écrit une lettre de 4 pages à la DRAC Midi-Pyrénées pour donner les détails et le plan de cette découverte. » Le Conservateur Régional de l’Archéologie Michel Vaginay prendra acte de la découverte dans un courrier daté du 28 octobre 2004.
« En 2016, ayant pris contact par téléphone avec le propriétaire de la grotte, j’ai remis à Jean-Max Touron la copie de la lettre de la découverte et la copie de l’acte de découverte fortuite de la DRAC Midi-Pyrénées de 2004, ainsi que des photos et film. Jean-Max Touron m’a reçu toutes les fois que je me rendais à la grotte pendant 3 ans en tant que découvreur et inventeur de la grotte des Carbonnières. Pour aller voir mon histoire rendez-vous sur http://minesite.blogg.org/ ».

Cahors. Fest’images vous invite à son cheminement photographique

Festimages à voir jusqu’au 9 septembre 2018.

La vie quercynoise n°3793 du jeudi 28 juillet 2018
Comme chaque année, un cheminement photographique vous attend dans le quartier de Bégoux. Un voyage au pays des photos dites singulières. Vous êtes intrigué ?

Clic Images, basé à Bégoux, regroupant une vingtaine de photographes amateurs éclairés ou débutants, se définit plus comme un atelier photo qu’un club. André Spinoza, qui en est le président, aime cette image du lieu où l’on apprend, on mutualise les compétences, où les adhérents, à travers des thématiques et des défis, renforcent leur connaissance en matière de photographie. En une dizaine d’années, Lire la suite

Art Flac à Cahors. Pérégrinations avec 8 artistes

Dessin de Martine Auger ©MFP

La vie quercynoise n°3793 du jeudi 28 juillet 2018

Le Forum Lotois d’Art Contemporain existe depuis 31 ans. Créé en 1987 par Christian Verdun, sa notoriété est bien assise. Aujourd’hui le président, est un des premiers fondateurs de cette association, Jacques Rival. Ce réseau d’artistes s’exporte parfois en Chine, en Allemagne, en Hollande, établissant ainsi des échanges culturels interactifs entre les pays, permettant de confronter les approches et les techniques artistiques. Chaque année, le Flac expose au grenier du chapitre et amène par la suite cette exposition à la salle Balène de Figeac. Le thème « Pérégrinations » a été choisi par l’ensemble des 6 membres artistes plasticiens du Flac. Ce thème est tout à fait cohérent, s’inscrivant dans les festivités de la ville de Cahors pour les 20 ans de l’inscription au patrimoine de l’Unesco des chemins de Sain-Jacques de Compostelle. Du jeudi 26 juillet au dimanche 26 août 2018, vous pourrez voir des tentures, des grands formats, des peintures, des photos sur bâche…

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Vernissage vendredi 27 juillet à 18 h 30.

  • Ouvert du mercredi au samedi de 11 h à 18 h, le dimanche de 14 h à 18 h.
  • Site : flacartistes.com.

Chemin des Art’cades avec Myriam Dogbé

Myriam Dogbé © Nina Bompard

La vie quercynoise n°3793 du jeudi 28 juillet 2018

L’atelier de Scénographe Myriam Dogbé participe au Chemin des Arts’Cades à Castelnau-Montratier avec des ateliers de fabrication et manipulation de marionnette (atelier parent/enfant) et le spectacle « cadreur express » de la Compagnie Gazelle.

Au programme : atelier de fabrication et manipulation de marionnettes pour duo parent et enfant, mercredi 8, 15, 22 et 29 août 2018 de 15h30 à 18h à la médiathèque. Tarif : 22 € par duo. Réservation Myriam Dogbé 06 77 06 16 32 et l’office de tourisme 05 65 21 84 39.

Théâtre de rue avec « Cadreur express » théâtre documentaire marionnettique par la Compagnie Gazelle dimanche 12, 19 et 26 août 2018 à 11h30 sur la place Gambetta. Participation volontaire.

Made in comité. Intervillage à Castelnau, revu et amélioré

Un samedi qui fait son show…

La vie quercynoise n°3793 du jeudi 28 juillet 2018

Samedi 4 août 2018 tous au stade…

Paul Grousset, le nouveau président du Comité des fêtes de Castelnau, et son équipe annoncent le retour des estivales de l’été. Il y a plus de 7 ans qu’elles existent, après un petit passage à vide, avec une baisse de moyens, de bénévoles, tous souhaitent relancer cette fête qui se veut conviviale « maintenant on capitalise sur l’expérience des anciens membres du comité et les nouveaux adhérents qui arrivent avec des projets », dit avec enthousiasme le président. Celui-ci compte bien redorer l’image des estivales, leur donner un petit coup de jeune, créer de la surprise. Et la petite équipe du comité, qui souhaite s’étoffer au fil des mois, prouve déjà sa mobilisation, sa motivation et l’envie furieuse de relancer des jeux permettant Lire la suite