Saint Paul-Flaugnac. Ils cultivent de la menthe poivrée bio dans le Quercy Blanc

ActuLot n°3913 du jeudi 12 novembre 2020

Mathieu Quèbre et Benoît Gisbert, viticulteurs dans le sud du Lot près de Castelnau-Montratier, ont décidé de faire du bio sur une partie de leurs terres.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

« Ce n’est pas si facile de changer pour passer d’une agriculture conventionnelle à une agriculture biologique. Par exemple nos parents agriculteurs, n’ont pas cru de suite à nos initiatives » lance Mathieu Quèbre, vigneron au Chai Saint-Étienne et agriculteur en polyculture et céréales près de Castelnau-Montratier, dans le Lot.

« Sur notre territoire nous n’avons pas la géographie parfaite, comme l’étendue des champs dans la Beauce, pour continuer à exploiter des céréales. Au vu de ce constat je perdais de l’argent et cela faisait longtemps que je voulais changer de cap » continue-t-il d’expliquer.

Alors depuis deux ans il a décidé de passer le pas même si parfois il est difficile de défendre parfois ses choix. Aujourd’hui sous le label Bio Qualisud, il produit de la luzerne. Il a un regard plus confiant à l’avenir et aux nouveaux projets qui s’offrent à lui.

Le champ de menthe poivrée bio près de Castelnau-Montratier dans le Lot © Actu Lot.

Menthe poivrée bio

De son côté, Benoît Gisbert, vigneron aux côtés de Mathieu Quèbre et aussi exploitant en polyculture a décidé également de passer en culture bio et de choisir le label Ecocert. Il raconte comment tout s’est organisé sur son domaine à Saint Paul :

« le plus grand champ de prune a été arraché. Le but était de planter de la menthe poivrée. En effet, j’ai rencontré Benjamin Zimra de la distillerie Le Vanadal et nous avons fait un partenariat. Au début du printemps j’ai planté environ 8 000 pieds et c’est une menthe qui s’adapte très bien au terroir. Nous avons déjà fait deux récoltes et deux distillations. Nous sommes satisfaits du résultat. Mais je reconnais que parfois nous avons été un peu néophyte dans ce domaine d’exploitation. Il a fallu parler avec les anciens pour adapter du matériel à cette nouvelle culture ».

Les résultats encourageants lui permet d’envisager d’étendre la surface cultivable et de prévoir d’autres cultures d’aromatiques, des projets de plus grandes envergures.

Mathieu Quèbre et Benoît Gisbert s’accordent à dire qu’au début de leur aventure, il y a eu beaucoup de stress, mais aujourd’hui ce sont de beaux projets qu’ils veulent déployer.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

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