FDSEA. Une reconnaissance qui se fait attendre

La vie quercynoise n°3773 du jeudi 8 mars 2018

La FDSEA du Lot continue ses actions d’informations et de défenses des agriculteurs.

La reconnaissance, la valeur du travail n’a jamais été aussi présente dans les discussions, les différentes actions ou manifestations.

La Fdsea, qui tiendra son assemblée générale le jeudi 8 mars, à Lamagdeleine axera sa journée sur des points cruciaux afin que la profession puisse réellement être reconnue dans sa pleine valeur. L’intervenant de la journée sera Arnaud Rousseau, président de la Fédération des Oléaprotagineux. Au travers de ce congrès annuel en présence des 300 à 400 adhérents (plus de 1000 adhérents lotois sont inscrits), qui se déplacent pour cette rencontre annuelle, la Fdsea donne l’occasion de parler des sujets en cours : faire le point après le salon de l’agriculture sur les échanges qu’il y a pu avoir avoir le ministre de l’agriculture et les timides avancées qui se profilent, continuer de suivre le dossier concernant les zones défavorisées, se faire entendre sur les projets concernant les relations commerciales dans les filières alimentaires qui doivent concrétiser un certain nombre de revendications syndicales qui ont été reprises dans les états généraux de l’alimentation et aussi par le gouvernement « et cela va occuper le débat parlementaire dans les prochaines semaines. Donc le thème du congrès va se positionner avec cette question : jusqu’au cela peut aller et au-delà de cette problématique comment ramener de la valeur sur nos produits » précisait Pierre-Henri Mons directeur de la Fdsea.

« On revient aussi sur des dossiers qui à ce jour ne sont toujours pas réglés. Comme l’épisode de gel du printemps 2017 qui a fortement impacté des exploitations de viticulteurs et arboriculteurs » précise Alain Lafragette, président de la Fdsea.

L’état d’esprit est un peu entamé car après les revendications et quelques avancées, « on repose les pieds sur terre mais le concret nous rattrape. Surtout avec cette annonce tombée la semaine dernière où l’Europe veut remettre en cause les aides de la PAC attribuées sur les sous-bois pâturés » lançait Alain Lafragette, il poursuit « aujourd’hui rien n’est gagné. Le congrès risque d’être tendu. Et puis il faut arrêter de jouer avec les agriculteurs. Il faut redonner à tous des perspectives, l’envie d’y croire. Nous avons été sur le terrain pour nous faire entendre mais le retour est timide. » Midi-Pyrénées est une région très agricole. Une juste valorisation du travail face à une concurrence offensive où il est difficile d’être compétitif, permettrait à la profession d’avoir plus de perspectives.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Lire aussi les revendications des zones défavorisées.

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