Castelnau Mtier-Ste Alauzie. Comment sortir des produits phytosanitaires ?

Actu Lot / La vie quercynoise n°3892 du jeudi 18 juin 2020
MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Alors qu’un « plan de sortie du glyphosate » concernant les agriculteurs doit se mettre en place, certaines exploitations trouvent que la transition n’est pas sereine.

Au lieu-dit Coussol, Sylvain Longueville et son père Jacques, souhaitent témoigner de toutes leurs interrogations. L’exploitation familiale qui a démarré avec de la production de légumes vend particulièrement aujourd’hui, en gros ou demi-gros, de mi-août à mi-octobre, des raisins de table : centennial (sans pépins), chasselas, damlas, muscat, Alphonse-lavallée, Ribol.

Aujourd’hui ce que la loi veut imposer, la transition agroécologique n’est pas encore actée, c’est de ne plus utiliser de produits phytosanitaires pour, en ce qui concerne l’exploitation familiale des Longueville, désherber les rangs de vigne.

Du coup c’est le retour au machine d’antan comme la décavillonneuse, pour faire ce travail. Celle-ci retourne le « cavaillon » qui est au pied des souches afin d’éliminer les mauvaises herbes à la sortie de l’hiver.

« On revient à la culture d’il y a 100 ans. Cela demande plus de travail car il faut passer plusieurs fois entre les rangs et les inter-rangs. Avant d’interdire un produit il faudrait en trouver un de rechange » se défend Jacques Longueville. Il a vu passer de nombreux produits phytosanitaires bien plus toxiques « Des pesticides violents » comme il souligne.

Comment sortir des produits phytosanitaires ? © M-F Plagès.

Mais ce qui le désespère le plus c’est d’assister impuissant à une montée des traitements phytosanitaires qui autrefois n’étaient pas nécessaires du fait de la meilleure résistance des plantes.

« Nous ne voulons pas empoisonner les gens. Nous voulons seulement produire et vendre nos produits » précise Jacques Longueville. Cette problématique amène aussi d’autres interrogations en ce qui concerne la culture des fruitiers et des produits qui vont être aussi interdits.

Et à la question si cela ne serait pas le moment pour passer en conversion Bio, Jacques et Sylvain Longueville répondent qu’ils ne l’envisagent pas pour le moment.

Alors que la terre quercynoise est une des meilleure terre il semblerait que l’agriculture n’est plus écoutée et ne trouve pas les bons interlocuteurs lorsque des interrogations surgissent.

Sylvain Longueville souhaite mettre aussi en place, une vente directe à la ferme, à partir du 15 août 2020 le samedi après-midi de 14h à 18h. Contact et renseignement : 05 65 21 96 18.

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