Enquête. Comment les jeunes de 16-25 ans appréhendent le monde actuel

La vie quercynoise n°3774 du jeudi 15 mars 2018

Mme Ayral, M. Courbier, Mme Bordet, M. Pelgas, M. Laulaigne.

Être à l’écoute, comprendre quelles visions du monde ont les jeunes de 15-25 ans, ce qu’ils en comprennent, leurs attentes, leurs appréhensions, a été une des études menée en 2014 par Joëlle Bordet (psychologue pour le commissariat Général à l’Égalité des Territoires) auprès de jeunes en milieu urbain. Près de 400 étaient entendus dans 6 villes (Strasbourg, Nantes,
Échirolles…) ce qui représentait la mobilisation de 370 personnes et 170 accompagnants interlocuteurs intégrés à cette action.
Comme un prolongement, une autre enquête a fait écho sur le Lot, à savoir comment les jeunes en milieu rural se projettent, eux aussi, dans le monde actuel. Les visions, les perspectives, qui parfois peuvent être communes, entre urbains et ruraux, sont disparates par rapport aux points d’ancrages familiaux ou suivant le statut social et les peurs, les appréhensions. Le fait de  savoir comment aborder la vie n’est plus perçu de la même manière. Menée par le CGET, l’Union Départementales des  Associations de Famille du Lot, les Familles Rurales, et l’aide de 22 interlocuteurs, cette enquête a été réalisée à Cajarc, Figeac, Latronquière auprès de 68 jeunes, issus de lycée général, ou agricole. « L’ancrage des jeunes dans notre monde est très différent par rapport au milieu d’où ils sont issus, et suivant les efforts sociaux qu’ils doivent fournir. Le point noir, ce que les jeunes redoutent ce sont les métropoles, le milieu urbain. Ils sont sensibles et inquiets sur la question de l’écologie. » explique Mme Bordet. Des axes de travail sont envisagés pour les aider à  développer le sens critique, engager le dialogue sur les stéréotypes qui posent problème, les faire réfléchir car « il ressort que la jeunesse est dans la méconnaissance de l’autre, à l’image de la ségrégation de la société. Cette question de l’altérité et de la connaissance de l’autre est importante. Un autre fait est marquant : les jeunes ont un rapport au temps qui change. Ils sont  dans l’instantanéité, par l’effet de l’impact des réseaux  sociaux, où ils ont un rapport au temps qui devient spéculatif. » L’enjeu à venir pour cette jeunesse montante est d’arriver à leur donner les clés pour « les faire penser » et renforcer leur esprit critique.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

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