Castelnau Mtier-Ste Alauzie. Chemin des Arts’Cades et rencontre avec Bernard Perrone

Actu Lot / La vie quercynoise n°3898 du jeudi 30 juillet 2020
MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

L’exposition à ciel ouvert du chemin des Arts’Cades présente les créations plus ou moins imaginaires des artistes peintres bien connus du milieu sur le territoire. Florence Racine, la principale instigatrice, de cette 3e édition, permet au coeur du village d’accueillir des marouflages, jusqu’au 12 septembre 2020, d’une dizaine d’artistes autour du thème « sortir du cadre ».

A peine, les habitants retrouvaient les joies de sortir se promener dans le village qu’une petite bande se mettait à l’oeuvre pour encoller les murs de Castelnau. Le centre, rues, murs, vitrine, arcades sont, depuis le 12 juillet 2020, le théâtre d’une mise en scène artistique qui ne laisse personne indifférent que l’on soit ou non connaisseur. L’art s’adresse à tous et chacun se laisse plus ou moins séduire.

Une technique affutée et affinée

Bernard Perrone, artiste, qu’il n’est plus besoin de présenter, tant sa réputation dépasse même les frontières, participe chaque année à cette rencontre artistique. Il raconte comment il s’est impliqué dans ce projet « avant chaque édition, Florence Racine, réunit tous les artistes qui souhaitent participer. Nous discutons du thème et elle s’arrange toujours pour que le thème soit élastique, que chaque artiste puisse trouver sa place ». 2020 qui est sous le thème « sortir du cadre » a bien inspiré Bernard Perrone qui ne manque pas d’avoir l’esprit taquin. On lui doit, les sœurs d’Estrées qui sont dans la grand’rue, une Marianne qui porte un masque, accolée au mur de la mairie qui s’inquiète de savoir « où sont passés les artistes ? ». Il a marouflé aussi La Joconde qui sort de son cadre pour se prendre en Selfie devant son tableau.

Bernard Perrone et sa femme Micheline © M-F Plagès.

Actualité et humour

Un brin de malice dans les yeux il précise « J’aime bien traiter des sujets actuels avec un peu d’humour. Le Selfie de Mona Lisa montre l’envahissement du portable dans nos vies quotidiennes. L’art est parfois trop sérieux et j’aime bien rire. Je suis un narrateur contemplatif. Mon imagination se lie à l’écriture et je raconte des petites histoires ordinaires. Le fait que les marouflages soient aussi éphémères dans le temps est une idée qui me plaît et me fais poser la question est-ce que l’art est éternel ? ».

Micheline, sa femme et son indéfectible supportrice, manager, admiratrice depuis plus de 53 ans ne tari pas d’éloges sur son mari « Il a de multiples talents. Il ne fait pas que des décors de théâtre. Il crée des meubles, des fresques décoratives ou pompéienne, retape des statues… Auprès de lui j’ai appris ce qu’est le métier d’organisatrice. Un artiste pour qu’il réussisse dans son domaine doit se consacrer à son talent. Lui sur son nuage et moi à la logistique ». À les voir évoluer, l’un à côté de l’autre, on ressent qu’ils sont très fusionnels.

L’exposition du chemin des Arts’cades met aussi en lumière les artistes : Martine Brehinier, Michèle Caïric, Claudine Quersin, Jean-Pierre Traisnel, Alain Mila, Robert Montaudouin, Jean-Noël Crépin, Brenda et Stuart Sanders, Soline.

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