Pern. L’implication de la bio avec la Fdsea et les JA

Rencontre autour de la Bio avec la FDSEA et les JA © MFP.

La vie quercynoise n°3813 du jeudi 13 décembre 2018
MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Pierre-Louis Bonnaud recevait la Fdsea, les Jeunes Agriculteurs, Étienne Gangneron (vice-président Fnsea), Gaëtan Bodin (administrateur JA national), ainsi que des agriculteurs adhérents et le maire de Pern Bernard Michot, au coeur de son exploitation de volailles de chair et bovins viande en AB pour « une rencontre de campagne ». Ce jeune chef d’exploitation, installé à Pern depuis 11 ans évoquait lors des échanges : son expérience, la conversion en bio, la surface de son exploitation, les perspectives qu’ils envisageaient pour continuer son développement et sensibilisait sur l’impact de la marque AB qui malheureusement est souvent galvaudée. Tour à tour chacun questionnait, parlait, abordait différents points de vue sur la bio et la place qu’elle prend actuellement dans l’agriculture française. La France n’est pas en reste pour son développement en agriculture bio. D’ailleurs il était mentionné que sur le Lot, deux entreprises M2I control (leader mondial en bio-contrôle) et Caussade Semences (leader européen en semences Bio) jouent un rôle très important sur les perspectives du développement bio lotois.« Par rapport à d’autres pays nous avons pris beaucoup de retard sur le bio et il y a beaucoup de choses à faire. On a la chance d’avoir une demande très forte des consommateurs. Et pour le moment un équilibre est visible entre la demande et les conversions en bio… Le logo AB est reconnu en tant que certification très forte auprès des consommateurs mais il y a un problème d’identification. Le bio AB n’est pas forcément français d’où le besoin de défendre ce qui est produit sur le territoire français. L’arrivée massive des grandes surfaces avec des produits AB pose de fortes interrogations car il ne faudrait pas qu’elles imposent un dictât de prix « le moins cher », on ne le veut pas » précisait Étienne Gangneron, président de la commission bio de la Fnsea. Alain Lafragette, président de la Fdsea, rajoutait « la Fdsea est vraiment impliqué dans cette dynamique de la bio. Le Lot a une belle image, avec des produits de qualité, et le bio fait partie des différents labels de qualité existants. On a aussi notre place à jouer dans le domaine du bio. Trouver des accompagnements (méthodes, approches, techniques…) sont des objectifs importants ». Les Ja et la Fnsea souhaitent arrêter la comparaison entre agriculteurs conventionnels et Bio, chacun à sa place. Sur les 4000 exploitations lotoises, 400 sont en bio. La dynamique du bio sur le Lot est nettement visible vu qu’il y a de plus en plus de conversions.

L’agriculture bio dans le Lot est promise à un bel avenir et si certains agriculteurs hésitent à passer le cap, ils peuvent trouver de nombreux soutiens auprès de la Fdsea, des Ja, d’institutions spécialisées pour les aider dans leurs perspectives de développement du bio Lotois. Le Bio, c’est également l’assurance d’avoir une « valeur travail » appréciée à un juste niveau de rémunération.

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