Phil’anthrope à la rencontre de l’oncopole

La Vie quercynoise n°3715 du jeudi 26 janvier 2017

Les philanthropiens au coeur de l’oncopole.

Vendredi 20 janvier 2017, l’association Phil’anthrope est allée à la rencontre de l’équipe de recherche sur le cancer basée à l’oncopole de Toulouse.

En novembre 2014, alors que l’association Phil’anthrope en était à sa 1re édition de la journée « Bonheur contre le cancer », avait eu l’opportunité de se rendre sur le site de l’oncopole de Toulouse. Cette occasion avait permis de découvrir le site de l’oncopole, de rencontrer les chercheurs et de remettre un chèque conséquent pour l’équipe de recherche de Bettina Couderc (voir article LVQ n° 3603). Depuis mai 2016, Phil’anthrope a un petit frère. Delphine, une jeune femme battante qui tient ses promesses et ses engagements, a réussi à mobiliser tout un village, pour instaurer une journée en mai « Un village contre le cancer ». Ce petit village de Camburat, près de Figeac, embarquait dans son enthousiasme une équipe de bénévoles surmotivée, la municipalité et les habitants dans une belle aventure, soudant par la même occasion un rapprochement avec Phil’anthrope. Aussi dans le but de montrer où vont directement les fonds récoltés lors de ces deux journées « Un village contre le cancer » et la « Journée bonheur contre le cancer », l’association Phil’anthrope proposait d’aller à la rencontre, pour la deuxième fois, de l’équipe de recherche basée à l’oncopole de Toulouse. Le vendredi 20 janvier, le directeur adjoint Jean-Marc Pérez, les professeurs Jean-Pierre Delord et Gwénaël Ferron, le Dr Jacques Pouymayou, deux infirmières Chantal Gosselin et Martha, recevaient 7 membres de l’association Phil’anthrope et 4 camburatoises dont Mme le maire Bernadette Lample, aux côtés de Delphine et de deux bénévoles.

À l’heure du bilan

Dans un premier temps, Jean-Marc Pérez souhaitait la bienvenue à la délégation avant de préciser que l’oncopole est un site, inauguré en octobre 2014, qu’il souhaite faire prospérer donnant ainsi une plus-value à la région Occitanie. Comme il le souligne : « l’oncopole a une fonction unique en France. Déjà par le fait d’unir des institutions publiques et privées. Ensuite c’est une structure qui regroupe plusieurs corps médicaux, des professionnels de santé adossée à un pôle de recherche fondamentale. La vocation de l’oncopole est d’être identifiée par ses diverses activités de pointe, de pouvoir conforter des avis médicaux. D’où l’importance d’un bon réseau de communication entre professeurs, médecins, patients, citoyens et le grand public. C’est essentiel de faire connaître et de comprendre ce qui se fait ici ». Le professeur Jean-Pierre Delord rajoutait : « la recherche fondamentale intégrée à l’hôpital a une capacité d’accueil d’environ 25 équipes de chercheurs. À l’heure actuelle 14 à 18 équipes sont en place. Après 2 ans on voit une nette évolution. C’est très important d’avoir cette interactivité entre l’hôpital et la recherche. L’État a massivement investi sur le site le dotant d’un centre de recherche avec les moyens d’un niveau international. D’un autre côté la mission de l’oncopole est de garder le contact avec les citoyens donc de garder contact avec l’association Phil’anthrope ». À son tour, le professeur Ferron complétait par ces propos : « l’oncopole doit être considérée comme une maison pour tous. Chacun doit voir à quoi servent les fonds récoltés pour la recherche et permettre de visualiser les personnes qui font les recherches ».

Camburatoises et castelnaudais

Un peu intimidée, devant les professeurs et chercheurs, la délégation s’est vite détendue quand est venu le temps de présenter le bilan des différentes actions menées. Avec « un village contre le cancer » Mme le maire de Camburat, Bernadette Lample, notait l’importance que cette journée instituée au mois de mai, avait prise l’an dernier : « c’est la première fois, sur notre petite commune d’environ 430 habitants, que toutes les associations se regroupaient. Et nous avons récolté environ 5 800 € ». Emmanuelle Boyé, présidente de Phil’anthrope faisait part de quelques difficultés cette année à recruter des bénévoles. La journée « Bonheur contre le cancer » connaît une fréquentation plus grande chaque année, mais en 2016, un « déficit » de bénévoles a pesé lourdement sur la logistique. Cela n’entame pas le moral des troupes, des solutions, des projets sont déjà en marche.

Le point phare de ces deux journées, en mai et en août, est sans contexte les conférences assurées par les chercheurs, les professeurs de l’oncopole. Et Phil’anthrope peut compter sur le soutien de ces équipes qui proposent pour les prochaines conférences de donner un éclairage scientifique sur les nouvelles maladies, l’avancée des recherches et un travail de proximité en essayant de voir les attentes des auditeurs en matière de cancer.

Visite des laboratoires

Parmi ce grand complexe, dans un dédale de couloirs sans fin, la délégation a visité deux laboratoires dans l’après-midi. L’ingénieur biologiste, Ben Allal, de l’unité du laboratoire de pharmacologie a fait vivre avec passion, et des exemples parlants pour des non-initiés le travail au quotidien de ces chercheurs qui élaborent des médicaments. Cette unité est un élément majeur dans la recherche. Il y a beaucoup de publications, de travaux de recherches. Les différents postes possèdent des appareils de pointe qui permettent de percevoir les prémices de la médecine personnalisée. C’est le laboratoire des traitements spécialisés et thérapies ciblées. Après la visite, la spectrométrie de masse n’avait plus de secret pour les « philanthropiens » ! Un étage plus bas, Bettina Couderc et Augustin le Naour attendaient pour montrer leur laboratoire. Ils n’ont pas été avares d’explications. Beaucoup de questions sur leurs travaux de recherches étaient posées, et Bettina, avec des réponses simples, donnait des éclaircissements intéressants sur la recherche, sur la façon de « dompter » des cellules pour aller combattre et détruire des cellules tumorales.

Ce qu’auront retenu les philanthropiens de cette après-midi, c’est le côté passionné et passionnant des chercheurs, l’accueil chaleureux, la facilité de vulgarisation de ce monde scientifique pour se mettre à la portée de tous.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

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