St Paul-Flaugnac. La biodiversité au coeur de nos campagnes

La vie quercynoise, actu.lot.fr n°3841 du jeudi 27 juin 2019
MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Voyants rouges pour les chiffres sur la biodiversité.

Suite à l’appel d’un collectif des habitants de Saint Paul – Flaugnac, une réunion d’information suivie d’un débat s’est déroulée vendredi 14 juin à la salle des fêtes de Flaugnac. Étaient rassemblées durant cette soirée : des personnes impliquées dans l’environnement ou sensibilisées aux problèmes de la biodiversité, des agriculteurs bio, quelques agriculteurs conventionnels, et d’autres venus tout simplement soutenir l’action ou s’informer.

La biodiversité : quel avenir pour demain ?

Les deux animateurs de la soirée Isabelle Potier (ingénieur en environnement) et Denis Mathieu dressaient un état de lieu général et plus particulièrement sur le Quercy-Blanc quant à la santé de la biodiversité. Le bilan dont il était fait état est issu de résultats fondés sur des rapports, des études, des compte-rendus officiels obtenus auprès de IPBES (plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques), AFB (Agence Française pour la Biodiversité), LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), des chercheurs, des scientifiques… Et pour éviter d’être des donneurs de leçons ou des moralisateurs, les animateurs ont bien rappelé que « ce n’était pas contre les agriculteurs que cette enquête a été faite mais bien pour amorcer un dialogue entre bio et conventionnels afin de trouver des solutions ».

Un constat alarmant : la biodiversité est en déclin, plus d’un million d’espèces sont menacées (source IPBES rapport de mai 2019). Vers des printemps plus silencieux : la population des oiseaux des milieux agricoles a chuté d’un tiers depuis 1989 (source Observatoire National de la Biodiversité). Il est constaté une forte disparition des pollinisateurs.

« Est-il envisageable d’en arriver comme en Chine ou la pollinisation se fait de manière manuelle ? »

questionnait Denis Mathieu. Ensuite vient aussi le problème de la qualité de l’eau. L’étude menée sur le Lemboulas et la Lupte montre que la qualité globale varie en fonction des stations. L’eau étant de meilleure qualité sur le Lemboulas que la Lupte. Pour exemple, sur la Lupte 10 analyses ont été faites sur la période de 2015-2018 et l’on retrouve des traces de glyphosates et des herbicides interdits depuis 2007. La question très épineuse de la santé de l’humain et du rôle des pesticides a lancé de vifs débats à la fin de la réunion. De nombreux rapports tendent à prouver que des maladies sont directement liées aux pesticides. Un extrait d’un film documentaire « La mort est dans le pré », des témoignages de Denis Pacaud (Biocop), Erwan Glemarec (CREN) et Bernard Bouyssou (Agriculteur bio) permettaient de bien évoquer les différentes problèmes auxquels sont confrontés les agriculteurs conventionnels et d’esquisser comment le monde agricole peut arriver à trouver des solutions. Même si les débats ont été houleux parfois, chacun défendant ses propres convictions, ses savoir-faire, il en est ressorti que le dialogue est resté respectueux. Les discussions ont continué longtemps après autour d’une collation. Information, débat et échange : un premier pari réussi pour le collectif.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

La biodiversité : quel avenir pour demain ?

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