Des apiculteurs débrouillards réalisent des inventions astucieuses pour sauver les abeilles.

Un reportage de France 3 Alsace, présentait le 5 juillet 2018, l’invention d’un apiculteur amateur qui est aux « petits soins pour les abeilles depuis 40 ans ». Comme tout apiculteur il est très vigilant face aux attaques des frelons asiatiques qui pourraient décimer rapidement toutes ses ruches. Il a créé avec un ami, un piège ingénieux, sélectif qui ne retient que le frelon asiatique. Ce dernier est attiré à l’intérieur d’un caisson aéré par de petites ouvertures, un appât à base de miel attire le frelon qui s’engouffre dans un cône que le laisse entrer mais dont la sortie est impossible. Et cette invention a fait ses preuves. Il a réussi à piéger des centaines d’individus, qui représente à 95 % de frelons asiatiques.

Un autre reportage de France 3 Nouvelle Aquitaine, présente l’idée d’une apicultrice qui au lieu de piéger les frelons, a mis tout en œuvre afin d’assurer la protection des abeilles. Le dispositif stop-it perturbe le mode de chasse des frelons asiatiques. Ce système a été mis au point après 3 ans d’études, aujourd’hui il est breveté. La commercialisation est sur le point d’être lancée.

Alerte aux frelons européens et asiatiques dans le Lot

La vie quercynoise n°3797 du jeudi 23 août 2018

Les incidents avec des nids de frelons sont rares mais souvent impressionnants. Mais les ruches du Lot ne s’en relèvent pas.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS
Nid de frelon asiatique.
Nid de frelon asiatique. (© Pierre Selim, image d’illustration Flickr)

Mercredi 8 août 2018, alors que se déroulait une course pédestre à Vayrac, dans le nord du Lot, des frelons européens ont piqué une quinzaine de coureurs qui sont passés trop près du nid. Ce genre d’incident, plutôt rare, rappelle qu’aujourd’hui deux espèces bien distinctes de frelons cohabitent en France. Le frelon asiatique n’est pas plus dangereux que le frelon européen. Mais leur attaque est souvent massive lorsqu’ils sentent un des leurs en danger, ou s’ils veulent préserver la colonie. Ces deux espèces diffèrent sur leur mode de nidification, leur comportement ou leur expansion. Afin de mieux comprendre, les risques sur la biodiversité, le devenir de certaines espèces pollinisateurs, souvent des proies faciles pour ces mangeurs d’insectes. Michel Bétaille, président du Groupement de défense sanitaire des abeilles du Lot, a accepté de faire le point sur ces hyménoptères qui parfois créent de véritables psychoses.