Castelnau-Montratier : « Regards et souvenirs », hommage à André Buzenac

Médialot le 10 janvier 2018

Une figure locale nous a quittés.

Le titre du dernier livre d’André Buzenac « Regards et souvenirs » est de circonstance depuis la disparition de cette figure locale en ce début d’année. Au cimetière de Castelnau de nombreuses personnes, amis fidèles, sa femme Nicole, leurs deux enfants et des proches de sa famille, rendaient mercredi 3 janvier un dernier hommage à ce passeur de mémoire. C’était un homme grand, enjoué, passionné, amoureux de son village sachant le défendre et mettre en valeur les gens, l’histoire, la culture quercynoise avec une profusion d’anecdotes dont il avait le secret. Depuis de très nombreuses années, André Buzenac, appelé communément « Dédé », fils et petit-fils de postier, s’est toujours passionné pour l’histoire locale. Collectionneur de cartes postales, il avait édité en 1986 un livre « Castelnau de Montratier à la Belle Époque ». Cet ouvrage véritable empreinte de la mémoire locale, retraçait, autour de 89 clichés, tous les souvenirs des familles d’artisans, de commerçants, mais aussi l’animation qui régnait au sein du village, les constructions, les personnalités. C’est plus de 20 ans de recherche qui lui ont permis de faire cette fresque du village, sorte de grande mise en image de la vie castelnaudaise de 1900 à 1925.  Le livre a remporté un vif succès. Il faut dire que « Dédé », a toujours su éveiller la curiosité, faire ressurgir la mémoire des anciens et les souvenirs de chacun.

André Buzenac.

En 2013, il sortait un deuxième livre « Regards et souvenirs », un ouvrage de 120 pages qui compilait autour d’histoires courtes quelques temps forts de Castelnau. Il s’est même lancé dans quelques essais auto-biographiques vu les histoires épiques qui lui sont arrivées dans sa vie de facteur. La Seconde guerre mondiale était pour lui une période, parfois douloureuse dont il a fait revivre des souvenirs émouvants : l’arrivée des réfugiés Belges au sein de village, les amitiés qui sont nées, la mort tragique d’un petit camarade belge, les retrouvailles dans les années 80 avec le premier ministre belge, Mark Eyskens qui avait été recueilli enfant à Castelnau. Durant des heures, « Dédé » pouvait parler de son village qu’il aimait tant. Il avait une mémoire extraordinaire sur toute la vie locale.  Les livres qu’il a laissés, au-delà des souvenirs, sont le reflet d’une partie de l’histoire de la bastide qui restera pour les générations futures.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

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