Castelnau. Dans l’atelier de Florence Racine

La vie quercynoise n°3706 du jeudi 24 novembre 2016

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Une céramiste créatrice d’oeuvres originales

En septembre dernier Florence Racine installée à Castelnau-Montratier depuis juillet faisait découvrir (n° 3695 LVQ) son magasin, « Le bel utile », qu’elle a agencé sous les arcades. Elle débute son métier d’artiste en tant que peintre-aquarelliste avant qu’elle ne se passionne pour la céramique. Forte d’une belle expérience de 30 ans dans ce métier, ses créations sont le reflet de son inspiration, des expériences, des essais qu’elle aime mener sur tous les objets qui prennent forme sous ses mains. Dans son atelier installé à Enroques, elle dévoile quelques secrets de fabrication.  Grand, spacieux, organisé son atelier ne laisse rien à l’improvisation. D’un côté les créations finies prévues pour le magasin, les ventes en ligne, les commandes, de l’autre côté plusieurs plans de travail : bols, mugs, soucoupes qui viennent récemment d’être tournés sèchent sur plusieurs étagères, des pots et des vases dans un coin attendent de dévoiler leurs couleurs… Où que l’on regarde l’espace est utilisé judicieusement pour les pinceaux, les engobes (terres liquides), les couleurs, le tour, les fours, les poudres, l’émail, les pigments et tout un attirail de pinceaux, de racloirs et une série de tampons impressionnante qu’elle conçoit. Son imagination est sans limite.

La terre qu’elle utilise vient du Var, de Salernes. Cette terre ocre est réputée pour ces carreaux de faïences. Avant d’utiliser l’argile sur le tour, de multiples manipulations sont nécessaires : boudiner, assouplir, enlever les bulles d’air (à la cuisson elles peuvent fissurer les objets), préparer les gabarits. Ensuite vient le précieux moment du tournage. Cela paraît facile à voir sous des mains expertes, mais Florence Racine rappelle : « pour devenir un bon potier il faut compter 7 ans et en tournant tous les jours. J’aime ce moment où je tourne : on fait le vide en soi, on se surprend parfois. Chaque objet est travaillé différemment». Les objets qui ont pris forme vont sécher. Le temps de séchage n’est jamais le même suivant les saisons et tout doit être bien pris en compte car c’est une étape importante. Ensuite ils vont subir un bain d’engobe blanc, qui sert de base avant d’avoir plusieurs couches successives d’engobes d’autres couleurs et c’est là qu’elle va tamponner, gratter, peindre, les motifs que vont lui inspirer l’objet. Florence Racine fait beaucoup de travail de recherche sur la compatibilité des terres, des engobes, des couleurs et de l’émail. Elle souligne : « ce sont 4 éléments qui doivent s’entendre parfaitement ». Encore plusieurs temps de séchage sont prévus au fur et à mesure qu’elle rajoute les engobes, les couleurs. Puis vient le « biscuitage », la cuisson au four avant d’avoir la dernière opération finale l’émaillage.

Ce qui se dégage de Florence Racine, c’est que ce travail, qui est une vraie passion, demande une attention de tous les instants, d’être créative à tous moments, une patience hors norme et parfois il faut accepter que du travail ou des essais ne sont pas concluants. Toute sa production allie le mat et le brillant avec des couleurs chatoyantes. Chaque objet est unique de part leurs couleurs, leurs motifs, leurs formes.

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