Au programme de l’escrime ludique et du trollball. Dimanche 8 février 2026, de 14 h à 18 h, au stade de foot à côté du gymnase, ou à couvert s’il pleut, un grand jeu de rôle grandeur nature se déroulera à Castelnau-Montratier. Tous les participants seront les protagonistes d’une nouvelle aventure historique qui va s’écrire pour la commune.
Médialot jeudi 5 février 2026 © Marie-Françoise Plagès

Avis aux habitués des terrains de rugby, de foot, de karaté, de tennis ou de sport collectif, une nouvelle association “Les Sombrages” vient rejoindre la dynamique sportive castelnaudaise. Au programme de l’escrime ludique et du trollball.
Stan Teixeira, installé depuis plus d’un à Boisse, est un jeune homme, d’à peine 27 ans, passionné de jeux de rôle, de reconstitution historique aisni que d’escrime ludique, trollball et arts martiaux. Avec son association “Les sombrages” qui s’est montée en octobre dernier, il souhaite faire partager auprès des plus téméraires et courageux, l’univers du fantastique médiéval.
Le nom « Les Sombrages » a été choisi judicieusement explique Stan Teixeira, qui est le principal animateur des futures séances sportives « c’est un petit clin d’œil à un jeu vidéo, Skyrim (jeu vidéo de rôle), qui m’a marqué pendant mon enfance. C’est une référence assez discrète, mais qui évoque une forme de rébellion positive : des personnes qui partagent les mêmes valeurs et qui se regroupent pour se protéger. Le nom fait écho à l’esprit du collectif plus qu’à un élément précis du jeu.»
Quelle motivation a été le moteur pour proposer ce genre d’activité sportive pas si commune sur notre territoire ?
Auparavant j’ai d’abord fait partie d’une association similaire. Ensuite, je me suis installé à Montauban, où j’ai intégré une autre association du même type. J’y ai été secrétaire pendant un an et j’étais aussi entraîneur. Puis il y a eu le déménagement pour venir avec ma famille dans le Lot. J’aurais pu continuer à Montauban, mais le lieu d’entraînement se situait à environ 45 à 50 minutes. Faire les deux devenait compliqué. J’ai donc préféré développer cette activité localement et la faire découvrir ici.
L’univers médiéval fantastique vous accompagne depuis longtemps ?
Oui, depuis très jeune. J’ai beaucoup pratiqué le jeu de rôle, notamment Donjons & Dragons, qui est profondément ancré dans le médiéval fantastique.
Plus tard, la découverte du jeu vidéo Skyrim (de la saga The Elder Scrolls) a renforcé cet attrait. On y incarne un guerrier, un chasseur de dragons, avec une esthétique très inspirée des Vikings. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment commencé à m’identifier à cette figure du guerrier viking.
Comment définiriez-vous l’escrime ludique ?
L’escrime ludique est différente de l’escrime médiévale traditionnelle, qui se pratique avec des armes émoussées. Ici, on est à la croisée entre le sport et le jeu.
Les armes sont en mousse, ce qui permet de pratiquer en toute sécurité, sans casque ni protections lourdes. Deux armes, quelques règles, et on peut s’amuser immédiatement.
C’est ce côté accessible, convivial et sécurisé qui m’a fait aimer ce sport et continuer à le pratiquer aussi longtemps.
Même avec des armes en mousse, est-ce que ça peut faire mal ?
Tout dépend de la maîtrise du geste. On nous apprend à contrôler le coup du début à la fin. Le but est de toucher sans faire mal.
Même lorsqu’on frappe fort, l’arme fouette simplement. C’est intéressant d’un point de vue historique : sur un vrai katana, cette partie serait la plus tranchante. Cela permet de faire le lien entre technique martiale et compréhension du geste réel, sans danger.
Et le trollball, qu’est-ce que c’est ?
Le trollball, est un sport hybride combinant escrime ludique et des éléments de sport collectif. Il se joue sur un terrain avec une balle et deux équipes de cinq joueurs. L’objectif est de marquer la balle dans le tonneau adverse. Il est inspiré d’un jeu québécois où l’on utilisait des têtes de troll. Ce jeu est souvent présenté lors de festivals médiévaux-fantastiques autant comme animation que spectaclé, tout en privilégiant le côté amusant à la reconstitution historique stricte.
Vous vous êtes aussi intéressé à l’aspect culturel et historique ?
Oui, énormément. Je me suis beaucoup renseigné sur la mythologie viking, la culture et l’histoire. J’ai des livres, et bien sûr j’ai aussi utilisé Internet, même s’il faut apprendre à trier les informations.
En croisant les sources, on distingue ce qui est plausible historiquement de ce qui relève du pur imaginaire. Et finalement, dans ce type de pratique, réel ou non, cela fonctionne.
Quelle est la place de l’imaginaire dans votre pratique ?
La seule limite, c’est l’esprit. La limite de l’imagination, c’est notre esprit.
Que l’on soit adulte ou enfant, chacun décide jusqu’où il va. C’est cette liberté qui rend la pratique aussi riche.
Propos recueillis par © Marie-Françoise Plagès / Février 2026
Journée découverte ouvert à tous quel que soit votre âge. Contact et renseignements, Stan Teixeira : 07 72 00 85 36 ou asso.lessombrages@gmail.com