Retour sur « Dans la peau d’Élisa » à Castelnau-Montratier

L’association À livres ouverts qui œuvre beaucoup dans la dynamique culturelle locale, à Castelnau Montratier, depuis plus de vingt ans, proposait une pièce de théâtre « Dans la peau d’Élisa » de Carole Fréchette, interprétée par la troupe de théâtre du travers et mis en scène par Corinne Saint Faust, dimanche 25 janvier 2026, à 15 h 30.

Médialot samedi 31 janvier 2026 © Marie-Françoise Plagès

Troupe du théâtre du travers à Castelnau Montratier dimanche 25 janvier 2026

Alors pour démarrer l’année 2026, en piste pour un voyage poétique porté par Corinne Saint Faust, Claudine Imbert, Dominique Bernard et Catherine Coudert, un comédien Julien Couderc et quatre danseuses Patricia Dusaunay, Renée Dutoit, Estel Monneau, et Dominique Didier.

L’histoire « Dans la peau d’Élisa » fait écho à nos différentes expériences vécues en amour, à nos rapports avec le temps qui passe et les corps qui changent, le regard des autres, les souvenirs drôles ou douloureux. Les histoires intimes racontées avec beaucoup de sensibilité par les comédiens célèbrent les corps, et veulent lutter contre l’oubli et le temps qui passe. Ne pas oublier et transmettre.

À la fin, la troupe a été chaleureusement applaudi par un auditoire de plus de 40 personnes. Autour de nombreuses félicitations, le public a vraiment discuté avec la troupe pour exprimer tout leur ressenti. Il était palpable de voir que Dans la peau d’Élisa avait autant touché les femmes et les messieurs présents cet après-midi là.

Rencontre avec la metteuse en scène Corinne Saint Faust qui est venue s’installer, il y a 6 ans, dans le Lot à la retraite. C’est le hasard qui l’a amené a rencontrer le théâtre du Travers.

Médialot : Quel a été votre rôle au sein de la troupe ?
Corinne Saint Faust : Je leur ai proposé de mettre en place des ateliers, parce qu’ils n’en faisaient pas à l’époque. Aujourd’hui, j’anime un atelier le lundi, avec des jeunes et des moins jeunes — et il y a pas mal de moins jeunes dans le Lot ! Et puis, bien sûr, on monte des pièces.
Mais je ne suis pas la seule metteuse en scène, d’autres membres de la troupe s’en chargent aussi.

Comment en êtes-vous venue à le mise en scène ?

Ce n’est pas mon métier à proprement parler. Mais j’ai beaucoup travaillé dans le théâtre. Je vivais à Dakar, où j’avais un collectif, je faisais de la mise en scène et je donnais aussi des cours de théâtre.

Comment est né le choix de ce texte ?
C’est une pièce que j’avais jouée il y a plus de quinze ans à Dakar, avec des femmes plus jeunes — moi aussi, j’étais plus jeune à l’époque. Ici, j’ai eu envie de la reprendre avec des femmes plus âgées, parce que je trouvais qu’on était encore plus au cœur de l’histoire.

Pourquoi ce choix était-il important pour vous ?
Parce que la pièce parle de mémoire, et puis du rapport au corps. La peau, les rides, la transformation du corps avec l’âge, ce sont des questions qu’on se pose forcément à un moment donné. Je trouvais ça très intéressant d’en parler.
J’ai aussi choisi de faire danser des femmes qui n’avaient pas l’habitude de danser, pour montrer que tous les corps sont beaux, que tous les corps sont vivants, dynamiques. C’était vraiment important pour moi.

La troupe du théâtre du Travers, présentera le mardi 31 mars, à 20 h 30, à La Prade-Pradines, « Tous mes rêves partent de gare d’Auzterlitz » de Mohamed Kacimi. L’histoire se déroule dans une prison de femmes.

https://www.theatredutravers.fr/a-l-affiche/