Castelnau-Montratier : Phil’anthrope, une association qui donne du pouvoir aux chercheurs

Phil’anthrope avec la journée Bonheur contre le cancer fêtait comme il se doit, samedi 31 août, les 10 ans de l’association.

ActuLot-La vie quercynoise n°4112 du jeudi 5 septembre 2024, Médialot lundi 2 septembre 2024

© M-F Plagès

Emmanuelle Boyé, présidente de l’association Phil’anthrope, entourée des chercheurs de l’oncopole © M-F Plagès

Les mots de convivialité et partage ont toujours autant de résonance pour cette journée particulière. Une fois encore, Phil’anthrope a réussi à fédérer, à semer de la bonne humeur tout en libérant la parole autour du cancer.

Les chercheurs s’expriment

Le point ultime de cette journée est la conférence où des chercheurs, des professeurs, des médecins, les Ligues du 46 et 82 viennent expliquer leurs avancées en ce domaine ainsi qu’informer et faire de la prévention.

Il y a un chercheur, en la personne de Gwenaël Ferron (chirurgien, oncologue et chercheur) qui assure un soutien indéfectible depuis la création de Phil’anthrope. Il n’a jamais manqué ce rendez-vous, amenant dans son sillage d’autres chercheurs ou médecins.

Samedi 31 août, bien avant la conférence, Gwénaël Ferron, Frédéric Chibon (chercheur au centre de cancérologie de Toulouse), Lucile Delespaul et François Poumeaud (chercheurs à l’oncopole) ont accepté de se confier sur l’importance d’être soutenu par des associations et le rôle essentiel qu’elles jouent pour assurer leur recherche.

Un soutien de part et d’autre

La journée Bonheur contre le cancer est bien plus qu’une action qui permet de récolter des fonds pour la recherche ou apporter des soins de conforts pour les Ligues. Phil’anthrope apporte des moyens financiers importants pour les équipes de l’oncopole, le professeur Chibbon souligne  » on ne soutient pas l’association, c’est l’association qui soutient nos recherches. On a vraiment besoin de ce soutien financier parce qu’il nous apporte la capacité à faire des choses  » affirme-t-il, rappelant que sans l’aide de telles actions, les avancées scientifiques seraient bien plus compliquées.

D’ailleurs, les chercheurs Lucile Delespaul et François Poumeaud précisent que dans leur travail, ils font beaucoup d’observations, émettent des hypothèses, se posent des questions en permanence, mais pour transformer ces hypothèses en expériences concrètes, ce soutien financier est crucial. Et, c’est là qu’intervient Phil’anthrope, en permettant d’assurer des fonds pour l’achat de matériel, de produits et bien sûr débuter les projets de recherche,  » il y a plein d’associations qui nous permettent de faire les premiers pas «  assure le professeur Chibon. Phil’anthrope avec sa dimension humaine, qu’elle a développé, au cours des années, apporte également un soutien moral à l’équipe de chercheurs. Ils se sentent accompagnés, soutenus et ils perçoivent que leur recherche, a une portée humaine.

10 ans après, l’association perdure

 » Ce qui est assez impressionnant, c’est que dix ans après, l’association est toujours là. Il y a toujours autant de monde, voire de plus en plus. Cette date est maintenant marquée dans le calendrier. D’autre associations ont malheureusement disparu à l’époque du Covid ou après  » remarque le professeur Gwénaël Ferron. La dimension humaine touche aussi particulièrement Gwénaël Ferron  » j’ai connu Philippe et Emmanuel il y a 15 ans. Ce sont des parcours de vie  » confie-t-il avec émotion. Ces relations tissées au fil des années, avec l’association en toile de fond, est l’exemple type de l’impact de cette journée qui réunit tous ceux qui sont impliqués ou concernés. .

Le dépistage et la prévention

D’une voix unanime, professeurs et chercheurs assurent que dans la lutte contre le cancer, le moyen le plus efficace est le dépistage  » les malades qui ont un cancer localisé, qu’on a dépisté grâce aux programmes de prévention, sont ceux qu’on va pouvoir guérir. Le seul cancer qu’on arrive à guérir, c’est celui qu’on va dépister à temps « , cependant la prévention en France est bien en retard sur ce volet. La situation n’est pas la même pour des cancers plus avancés et c’est bien là qu’intervient la recherche pour améliorer les traitements, mais aussi offrir une meilleure qualité de vie aux patients.

Les avancées dans les recherches, les progrès dans le domaine des thérapies apportent aux patients d’avoir de nouvelles perspectives. Malgré tout la prévention reste le moyen le plus adéquat pour lutter contre le cancer. Détecter et prévenir les cancers avant qu’ils ne se développent sont les deux points essentiels pour réduire la mortalité et assurer une qualité de vie aux patients.

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