Actu Lot-La vie quercynoise n°4109 du jeudi 15 août 2024
Journée réussie pour l’amicale sainte-alauzienne avec sa nuit des étoiles qui s’est déroulée en plusieurs temps dimanche 11 août 2024 sur le site du moulin de Boisse et à Sainte Alauzie.
© M-F Plagès

Nuit des étoiles
Le site du moulin de Boisse a accueilli, dimanche 11 août vers 21 h 30, près d’une centaine de visiteurs venus contempler la voûte céleste. Trois télescopes, avec aux commandes des astronomes chevronnés du club de Gigouzac et Christian Legrand, ont animé la soirée en dévoilant les constellations estivales et en explorant les profondeurs de l’univers, en se promenant sur la Lune, en révélant des amas globuleux et d’autres merveilles qui ont su captiver les personnes présentes. De plus, quelques étoiles filantes ont fait le show alors tout était réuni pour passer une très belle soirée.
lire aussi
Conférence avec Christian Legrand.
Au vu de la chaleur accablante du dimanche 11 août, l’amicale saint-alauzienne, qui avait initialement prévu une balade astronomique depuis le site du moulin de Boisse, a décidé de se replier « au frais » dans la salle des fêtes pour une conférence sur « la course à la Lune », présentée par l’astronome amateur passionné et captivant, Christian Legrand.
lire aussi
Course à la Lune
Au début du XXe siècle, dans le contexte de la guerre froide, les États-Unis et l’URSS (aujourd’hui la Russie) se sont affrontés de 1960 à 1975 pour prouver leur suprématie. Après une période d’oubli, la conquête de la Lune a connu un regain d’intérêt dans les années 1990, relançant ainsi de nouveaux défis. Qui peut se douter que l’astre lunaire que chacun admire régulièrement soit aujourd’hui l’objet de toutes les attentions et surtout de convoitises de quelques états depuis les années 1990.

1er alunissage en 1969
De manière tout à fait didactique et à la portée de tous, Christian Legrand, a su dès les premiers rappels historiques, conquérir un auditoire très attentif. Même un jeune garçon a manifesté son intérêt et sa maturité face au sujet abordé. Entre 1959 et 1975, environ 38 missions, dont certaines ont échoué, ont été lancées dans le cadre des programmes spatiaux soviétiques et américains pour explorer la Lune. L’intérêt était principalement idéologique, visant à démontrer leur grandeur. Néanmoins, ces efforts ont permis de commencer à collecter diverses informations : cartographie de la surface lunaire, survols de la Lune, retour d’échantillons lunaires, exploration de la surface et de la composition du sol, imagerie, etc.
lire aussi
Sous la présidence de John F. Kennedy, les États-Unis se mobilisent en 1961 avec le programme Apollo, considéré comme le plus coûteux de la décennie. Son objectif est très ambiteux : envoyer un homme sur la Lune. La conquête de ce satellite terrestre devient un enjeu crucial, tant pour l’URSS que pour les États-Unis, bénéficiant d’un financement exceptionnel. Le défi est relevé par les Américains le 20 juillet 1969, avec la mission Apollo 11, lorsque Neil Armstrong et Buzz Aldrin posent le pied sur la Lune tandis que Michael Collins continue de graviter autour de l’astre aux commandes du module Columbia. Cette victoire morale marque un tournant dans la guerre froide. Quatre mois plus tard, Apollo 12 réussit un deuxième alunissage.
Nouveau tournant dans les années 1990
Après plusieurs échecs et accidents tragiques impliquant la mort de plusieurs astronautes, notamment lors de missions de navettes spatiales américaines, et un désintérêt croissant pour la course à la Lune, celle-ci retrouve de la vigueur dans les années 1990 avec l’implication de nouvelles nations. L’exploration devient alors une activité internationale de grande envergure (États-Unis, Russie, Chine, Inde, Union européenne, Japon, Israël…), avec des ambitions variées et plus ou moins avouées : établir une présence humaine à long terme sur la Lune, qui pourrait servir de base pour une mission vers Mars, identifier les ressources en eau et les ressources géologiques, explorer le pôle Sud lunaire, et mettre en place un vaste plan d’observation de la Terre… Durant les 20 prochaines années de nombreuses missions sont prévues mais il faudra certainement se pencher sur le fait de la pollution que les différents lancements génèrent. Et avec tout la ceinture d’objets qui entourent la Terre, environ plus de 20 000 objets, les risques de collision lors des lancements feront partie des risques qui pourraient faire échouer les futures missions.
Ce sujet est loin d’être exhaustif et suscite l’exploration de nombreuses ressources qui existent, pour satisfaire les esprits curieux, sur internet. Et, sinon continuons d’admirer tout simplement la Lune.
MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS © 2024