Cahors. Zoom sur Thomas Loubersanes

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Fin février, le Cahors Fight Team de Cahors, recevait au dojo, Thomas Loubersanes n°1 mondial 2019 IBJJF No Gi (sans kimono), 3 fois champion d’Europe et 2 fois champion du monde. D’origine toulousaine, cette grande pointure des arts martiaux a fait deux interventions, au sein du dojo, autour du grappling (Jiu-Jitsu Brésilien et Luta Livre) pour les kids et les ados-adultes. Le grappling est un combat apparenté à une forme de lutte dont le but est de soumettre son adversaire.

Cahors Fight Team et Thomas Loubersanes © M-F Plagès.

Le stage, organisé par William Vielet, n’a pas désempli de l’après-midi au soir et les participants étaient ravis de se confronter au champion Thomas Loubersanes.

Depuis toujours Thomas Loubersanes s’est intéressé aux arts martiaux avec parfois quelques pauses avant de décider d’en faire vraiment son métier. Aujourd’hui il a acquis assez d’expériences, de techniques appris auprès de grands maîtres pour transmettre ses petits secrets. Mais comme il a répété à de nombreuses reprises le secret d’un bon combat réside dans le fait de posséder ses bases. « Même à mon niveau, je peux répéter plusieurs dizaines de fois, une attaque, une parade, revoir les gestes dans le détail. Après sur le tatami, les réflexes sont là » a exhorté Thomas Loubersanes dans l’après-midi. Dans chaque stage il fait un travail essentiel sur les basiques, les fondamentaux : distance, centre de gravité, réactivité.

Le grappling est-il entrain de trouver sa place en France ?

C’est un sport en voie de développement. Maintenant il y a une fédération au niveau national qui gère ce sport c’est la Confédération Française de Jiu-Jitsu Brésilien et en international c’est l’IBJJF (Fédération internationale de jiu-jitsu brésilien). C’est là où j’ai remporté mon rang mondial. En France on est encore un peu en retard mais déjà de grandes villes ouvrent des clubs.

Quel a été votre parcours ?

De 5 à 11 ans j’ai fait du judo. Cela a été très formateur pour les bases techniques. Ensuite quand j’étais adolescent j’ai fait du basket, de la musique et vers l’âge adulte je suis revenue au judo. Mais en fait j’ai été dans un club qui enseignait le grappling. C’est un peu plus complexe que le judo et ce sport m’a séduit. J’ai appris assez vite et mes professeurs ont vu que j’avais de bonnes prédispositions. Maintenant cela va faire plus de 20 ans que je pratique en tant que professionnel, j’ai commencé vers 18 ans.

Comment avez-vous peaufiner vos techniques ?

J’ai tout appris auprès de mon grand maître Roberto Leitao. Par 7 fois je suis allé me former auprès de lui au Brésil. Ensuite j’ai beaucoup voyagé pour les compétitions. Au fur et à mesure j’ai trouvé mon style : être fort dans la dynamique de mouvement, avoir plus une technique de lutteur que de judoka. Je travaille beaucoup sur la mobilité, la réactivité.

Quelles sont vos aspirations ?

Continuer de défendre mon titre mondial ainsi que tenter une qualification en Européen (ADCC), une des compétitions de grappling les plus importantes au monde, qui se déroulera en octobre 2020 en Moldavie.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

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