Pern. Jump’in Lot, une écurie de propriétaires aux portes de Cahors

Médialot mardi 7 janvier 2020, la vie quercynoise n°3869 du jeudi 9 janvier 2020
MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Les écuries Jump’in Lot, sur le domaine de Pech Sec à Pern, à côté de Cahors dans le Lot, accueille les chevaux et leurs propriétaires et bénéficie d’un beau palmarès…

Depuis plus de trois ans une bande de passionnés de chevaux, et de sauts d’obstacle se sont regroupés en association pour former l’AEJIL, sur le domaine de Pech sec, à Pern, non loin de Cahors dans le Lot, afin de proposer aux adhérents une structure de qualité permettant la pratique de l’équitation dans un lieu agréable, sécurisé et professionnel. Ainsi sont nées « Les écuries jump’in Lot ».

Avant d’arriver aux premières maisons du domaine, les prés, les enclos, les manèges défilent au fur et à mesure que l’on s’approche des écuries. C’est un domaine de plus de 35 ha avec une piste de galop, une carrière d’entraînements et de nombreux sentiers de randonnée. Ici le cheval est roi et tout est fait pour son bien-être. Un petit paradis pour chevaux en plein cœur de la nature quercynoise.

Éric Grenier, président des Écuries Jump’in Lot et Patricia Perrin, secrétaire et cheville ouvrière de l’association ont bien voulu ouvrir les portes de cette écurie peu commune dans le Lot.

Des écuries reprises il y a trois ans

Comment avez-vous connu ce lieu ?

Éric Grenier – J’ai connu ce domaine il y a une trentaine d’années. C’était M. Rudelle qui en était le propriétaire. Il avait monté cette écurie qui existe aujourd’hui. Puis il y a trois ans, avec Nicolas et Patricia Perrin, nous avons évoqué le souhait de trouver un endroit tranquille et posé, pour pratiquer notre loisir et notre sport. On a pensé à cet endroit que j’avais connu et particulièrement apprécié.

Entre-temps le domaine a changé plusieurs fois de mains mais par chance je connaissais le nouveau propriétaire qui a accepté de prêter l’écurie et les champs.

C’est à ce moment-là que vous créez l’association ?

E. G. – Oui, du coup on a monté notre association et nous avons amené nos chevaux. Au départ, nous n’étions n’était pas nombreux : il y avait 5 ou 6 chevaux. Mais surtout au démarrage, le plus gros travail a été de tout remettre en état car le site est resté abandonné pendant plus de 6 ans.

Cela fait 3 ans et demi que nous avons commencé et il reste encore quelques travaux. Puis le bouche-à-oreille a bien fonctionné. D’une petite écurie, on est passé à l’hébergement de 26 chevaux et d’un poney Potiok (1m39 au garrot) qui est la mascotte de l’écurie, c’est même un champion. Puis nous avons une pensionnaire, toute particulière, qui s’est déjà attachée à nous tous, c’est la vache Marguerite.

Quelles sont les tâches les plus importantes qui incombent aux propriétaires-adhérents ?

Éric Grenier – Les Écuries Jump’in Lot sont en fait, pour résumer très succinctement, l’hôtel-restaurant pour le cheval avec location de box. À partir de là, on s’organise à tour de rôle pour s’occuper de toutes les tâches : entretien du domaine et des chevaux.

Patricia Perrin – C’est ce qui fait la particularité des écuries. Chaque personne doit participer à tout. D’ailleurs, c’est un critère important pour faire partie de notre association. On ne peut pas venir pour être client. Il faut connaître tous les chevaux et être capable de s’en occuper. C’est très fédérateur car quand c’est notre tour de garde, on s’occupe de tous les chevaux et pas seulement du sien. On fait confiance pour avoir confiance.

Vous participez aussi à des concours de sauts d’obstacles ?

Patricia Perrin – Pratiquement tous les week-ends, nous participons sur tout le grand Sud à des compétitions. On choisit les concours qu’on va faire, souvent en région toulousaine pour des raisons de logistiques. Tout le monde n’y va pas, il y a toujours un petit groupe qui se déplace. Chaque propriétaire est autonome, a son van. L’idée est que chacun est responsable de son cheval, de son transport.

Éric Grenier – Les chevaux que nous avons sont spécifiques pour ce genre de concours : des Belges, Hollandais, croisement anglo-arabe et belge, selles français purs et anglo-arabes qui sont aussi une spécificité du Sud-Ouest. En préparation aux courses, nous faisons beaucoup de balades, c’est très important, c’est ce qui muscle aussi énormément le cheval, et le moral. Et le poney Potiok n’est pas en reste, il participe à des courses d’obstacles spécifiques qui existent pour sa catégorie.

La passion du cheval et des concours est intergénérationnelle ?

Éric Grenier – Presque toutes les générations sont représentées (20, 30 et plus de 40 ans), ce qui permet de faciliter les concessions, les discussions. Quasiment tout le monde concourt mais on ne force pas.

Finalement aujourd’hui, notre idée est de faire de bonnes compétitions et on peut dire que sur une échelle de trois niveaux (clubs, amateurs et professionnels) nous sommes à cheval entre amateurs et professionnels. Nous avons un bon niveau.

Propos recueillis par MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

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