Lot. La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Lot ne lâchent rien

La vie quercynoise
Avant que le Conseil d’Agriculture Lotoise ne se réunisse, à la DDT, la FDSEA et les JA du Lot affirmaient qu’ils maintiendraient la pression pour défendre leur métier.

Après s’être mobilisés le mardi 8 octobre 2019 à Cahors en dénonçant autour de différentes actions leur ras-le-bol, contre « l’agribashing, le Ceta, le Mercosur », la FDSEA et les JA du Lot ne lâchent pas la pression.

En écho à la mouvance nationale qui se déploie sur l’hexagone, aujourd’hui les agriculteurs lotois sont plus que jamais déterminés à continuer leurs actions. Aussi FDSEA et JA se retrouvaient, ce jeudi 24 octobre 2019, dans les locaux de la DDT du Lot à Cahors, pour amener au préfet des projets agricoles pour les 10 à 15 ans à venir. Ils souhaitent faire passer un message clair au préfet : «les importations inéquitables et autres surtranspositions, les attaques incessantes contre notre profession, le double discours sur l’alimentation, ça suffit ! ».

La FDSEA et les JA du Lot continuent de défendre leurs revendications.

Alain Lafragette soulignait « ces propositions que nous amenons sont en mode projet car pour le moment il est urgent de régler des problèmes importants comme la juste rémunération des agriculteurs. Nous sommes prêts à relever les défis de demain mais il faut que l’on soit pris en considération ». Il évoquait la loi Egalim qui autour de trois grands axes principaux (payer le juste prix aux producteurs, renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle, favoriser une alimentation saine) promettait de belles avancées pour l’agriculture « mais il n’y a pas de résultats visibles » se désolait Alain Lafragette. Il poursuit : « il est temps de régler les problèmes concrets des agriculteurs. Il est difficile d’aller de l’avant, de monter en gamme, de se tourner vers l’environnement quand les problèmes ne sont pas réglés à la base ».

Christophe Canal, tout en dénonçant le Ceta, le Mercosur, avec les problématiques qui en découlent comme la concurrence déloyale, des normes différentes, exprimait  : « la France n’a pas à rougir de son agriculture. Mais il faut que le discours politique soit cohérent ».

Les Jeunes Agriculteurs rajoutaient : « nous souhaitons porter un travail constructif. Notre génération veut participer à ce plan agricole. L’agriculture est un acteur majeur dans le Lot ».

MARIE-FRANCOISE PLAGES

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