Lot. Camille Couture, une femme récompensée dans un métier d’hommes

La vie quercynoise n°3857 du jeudi 17 octobre 2019

Depuis longtemps, on sait que le Lot est une terre d’artistes mais dans le Quercy-Blanc, il existe bien d’autres talents moins connus et qui ne déméritent pas pour autant.

Camille Couture, 19 ans, une jeune femme originaire de Cézac, près de Cahors dans le Lot, a remporté un prix régional au sein d’un métier où les femmes se font rares : boucher-charcutier traiteur.

Camille Couture © DR.

Dans le cadre du salon Régal organisé en décembre dernier au parc des expositions à Toulouse, Camille Couture au côté de son binôme Nicolas Berrié, remporte une deuxième place au concours « Viandes en scène » organisé par Interbev (association Interprofessionnelle du Bétail et des Viandes). Pour ces épreuves il était demandé de reproduire des savoir-faire (désossage, épluchage, présentation, décoration…) ainsi que d’ajouter une part de créativité et d’inventivité aux viandes présentées. C’est sur ce point que le binôme mixte s’est fait remarquer. Cette 2e place est une belle marque de reconnaissance pour un métier que Camille Couture défend avec conviction. Elle se distingue aussi dans le lycée professionnel Raymond Savignac où elle décroche la mention « très bien » la plaçant ainsi meilleure élève de l’académie en section boucherie-charcuterie traiteur.

Le goût du métier

Qu’est-ce qui attire cette si jeune femme dans ce métier ? Tout commence auprès de son grand-père qui avait son entreprise à Sauzet. Il a su lui insuffler le goût du métier. Donc c’était pour elle une évidence que d’entreprendre un cursus scolaire dans cette branche. A priori, le choix est gagnant.

Afin de consolider son apprentissage, ses différentes expériences, Camille Couture, poursuit son cursus en suivant un BP sur Cahors tout en travaillant, en alternance, à Saint-Martial dans la boucherie Florian. Déjà un pied dans la vie active, elle appréhende bien les atouts et les difficultés du métier. Camille Couture précise : « c’est un métier qui a changé. Les gens actuellement préfèrent consommer une meilleure qualité de viande. À l’école, au travail, on est sensibilisé sur les circuits courts, la préférence pour consommer des produits locaux. Mon aspiration serait de monter mon entreprise. De trouver une affaire qui serait un vrai coup de cœur ».

C’est tout ce que l’on peut lui souhaiter pour continuer à faire perdurer ce métier.

MARIE-FRANCOISE PLAGES

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