Castelnau-Montratier. Patrick Laroche : du Japon à New-York pour finir dans le Lot

La vie quercynoise n° 3848 du jeudi 15 août 2019, Médialot samedi 17 août 2019
MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Durant tout le mois d’août Les Amis de la Maison Jacob exposent les nus féminins de Patrick Laroche jusqu’au 30 août. Comme d’habitude, et certainement plus en période estivale, les amateurs étaient présents lors du vernissage. L’artiste était ravi de pouvoir revenir pour la deuxième fois présenter ces créations. En effet, il y a quelques années ce sont des « nus… d’animaux », qu’il avait exposés, comme s’amusait à dire Patrice Prié lorsqu’il énumérait les grandes lignes du parcours artistiques de Patrick Laroche « entre aux Beaux-arts de Toulouse en 1979, où il obtient un diplôme de gravure et le Grand Prix de dessin de la ville de Toulouse en 1984. L’année suivante, il part au Japon. À Tokyo, il suit des études aux Beaux-arts (Geidaï) et travaille en tant qu’illustrateur pendant 12 années : livres pour enfants, magazines, publicité (Sony, Toyota, Shiseido…), ainsi que dans le domaine culturel (affiches de jazz…). En 1990, il obtient le Prix de la communication pour l’ensemble du travail effectué pour l’Institut Franco-Japonais. De 1995 à 2005, il vit entre Londres et New-York. À Londres, il rencontre Dulip SUR du Royal College et suit ses cours. À New York, il développe ses recherches de dessin avec modèle vivant à l’ « Art Student League » où il reçoit un prix. Il participe à de nombreuses expositions. Son travail est alors représenté par la galerie Stricoff à Chelsea (NY). Il vit dans le Lot depuis 2005, enseigne le dessin avec modèle vivant, organise des stages d’été dans son atelier et expose régulièrement. Il n’a jamais cessé de dessiner le corps et c’est ce qui l’intéresse ».

Patrick Laroche jusqu’au 30 août 2019 à la Maison Jacob © M-F Plagès.

L’artiste aime quand il dessine d’après des modèles vivants rechercher autour du nus des angles différents dans les postures. De pouvoir créer des images qui ne se ressemblent pas. Que chacune, esquissée au fusain ou à la sanguine, soit différente avec une pointe de nouveauté pour ne pas s’enfermer dans un classicisme académique. Patrick Laroche précise « j’aime travailler dans la spontanéité, aller assez vite. J’essaye de mettre de la fraîcheur, et j’aime que l’on puisse deviner aussi mes hésitations dans mes traits ». Découvrez tout un autre regard sur le nu jusqu’au 30 août 2019.

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