Festival d’orgue à Cahors. Morceaux choisis pour une création mondiale

Albertus Dercksen et Sylvain Calmon © M-F Plagès.

MARIE-FRANÇOISE PLAGÈS

Création mondiale : le nom peut sembler pompeux mais pour la soirée qui se profilait à la cathédrale de Cahors le terme était tout à fait adéquat. Et samedi 13 octobre 2018, en fin d’après-midi, les auditeurs ne s’y sont pas trompés, en venant écouter Sylvain Calmon (marimba) et Albertus Dercksen (orgue) deux musiciens de talents, dans le cadre du festival d’orgue de Cahors. Le mélange de deux instruments bien spécifiques, des adaptations et arrangements de pièces connues puisque le répertoire est inexistant pour le marimba et l’orgue, et la composition de morceaux originaux donnaient à cette création mondiale un bel enthousiasme qui a emporté la foule. Les bravo, félicitations, merveilleux, superbes, incroyable, poétique… revenaient sur toutes les lèvres à la fin du concert. Il faut dire en toute objectivité, qu’Albertus Dercksen, qui redore de multiples façons, l’image de l’orgue en le sortant des sentiers battus, a montré une nouvelle fois avec ce duo la palette des possibilités en matière musicale.

En ouverture, Albertus Dercksen jouait une des plus anciennes pièces d’orgue retrouvé sur un petit manuscrit datant de 1320 : Estampie pour orgue. Puis Sylvain Calmon a interprété avec brio, justesse l’Adagio extrait de la sonate pour violon en sol min, arrangé pour marimba solo. Déjà le ton était donné, alors bien sûr quand le duo a commencé les premières notes de la célèbre pièce de César Franck « Prélude, fugue et variation » l’attention du public palpable, un silence d’écoute, où les auditeurs dégustaient chaque note de cette pièce magnifique. L’arrangement fait pour marimba et orgue, tient vraiment compte de chaque voix, de chaque air, mélodie. L’on pouvait discerner toutes les notes, les harmonies tant l’interprétation était fluide, et les sonorités si harmonieuses. Puis le clou final est sans nul doute, les quatre pièces composées par Albertus Dercksen pour orgue et marimba : Estampie, Pavane inspiré de l’hymne Victimae paschali laudes, Variations sur la chanson A que por muy gran frimosa, Punctus Finalis. Il avouera qu’il a du demander à Sylvain Calmon les limites de son instrument pour tenir compte dans l’écriture musicale de toutes les spécificités. Le résultat est époustouflant, magnifique, c’était un pur régal que de découvrir des mélodies anciennes ciselées dans des harmonies modernes à la fois méditatives, festives et chantantes… On en redemande à quand le prochain concert…

Festival orgue de Cahors © M-F Plagès.

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